Jeudi 19 avril 2007
J’attends mon sort, les yeux occultés, je sens Votre souffle dans mes cheveux. J’entends leur bruit cliquetant entre Vos doigts, Mon Maître.

Je suis debout, les jambes écartées, devant Vous les mains plaquées contre mes cuisses.

Vous tournez autour de moi, je Vous entend, je Vous sens, j’attends. Par où commencerez Vous ?

Vous Vous approchez tout à coup, et placez une première pince à endroit que je n’aurais pas imaginé : le lobe de mon oreille gauche. Le pincement est vif.

Vous prenez mon poignet droit d’une main et de l’autre Vous posez 3 pinces une sur le pouce, une sur le majeur et la dernière sur l’auriculaire. Vous passez Votre main sur ma hanche, sur mon ventre, je commence à pressentir ce que Vous allez faire. Je a sens enfin entre mes cuisse, elle s’empare de mes lèvres mouillées d’excitation, les écarte, et Vous posez 3 pinces sur chaque grande lèvre. La douleur me saisit, c’est la première fois que je suis sous l’effet de Vos pinces, Mon Maître. Je suis surprise, les pinces me serrent fortement. Elles écartent délicatement mes lèvres, je sens l’air frôler ma chatte et mon clitoris.

Vous Vous amusez à titiller les pinces, les tirer légèrement, les lâchez et Vous redressez.

Je sens une main dans mon dos, elle remonte, jusqu’à mon épaule gauche, la prend fermement, me force à me retourner. La voilà qui prend mon sein gauche avec vigueur, le soupèse. Vous Vous amusez à tortiller mon téton, Mon Maître, le tordre, le frotter de Votre pouce. Je sens qu’il doit être bien rouge, c’est alors que Vous placez à ma plus grande surprise la pince sur l’autre téton. Ummmmm, Vous aimez m’étonner, Mon Maître. Vous m’aviez préparée à recevoir la pince sur le sein gauche, et c’est le téton droit qui l’a accueillie. La surprise m’amuse et accroît la douleur. Vous en placez tout de même une autre sur les deuxième téton. La douleur parcours mon corps, la répartition des pinces crée un déséquilibre dans la souffrance. Mon entrejambe me brûle mais je commence à ressentir de l’accoutumance, la douleur s’estompe doucement pour laisser place à un lancement.

Vous jouez avec les deux pinces sur les tétons, les tirant doucement vers Vous. Je tremble, je n’arrive pas à évaluer les temps qui s’est écoulé depuis que Vous avez placé la première pince sur mon oreille. J’ai chaud…

Vous prenez ma tête pour m’embrasser brutalement, reculez et placez une dernière pince sur ma lèvre inférieure. La douleur fait perler des larmes à mes yeux. Tout mon corps est parcouru par cette douleur. Mes doigts me lancent et perdent toute sensation, le cartilage de mon oreille me torture, les lèvres de ma chatte me brûlent, mes seins sont en feu et ma bouche me fait souffrir.

Cette souffrance est douce, elle est la caresse que Vous me donnez, elle est un cadeau que Vous me faites. Elle fait partie de mon apprentissage d’esclave. Je sens mon corps en tant d’endroits, tous ces endroits que Vous avez pris le soin de marquer d’une pince, Mon Maître. Vous me possédez, me mettez à l’épreuve de la douleur et me permettez de mieux me connaître, Mon Maître. Je ne bouge pas, Vous me tournez autour, je ne Vous vois toujours pas, pourtant je sais que Vous observez, Vous détaillez chaque parcelle de mon corps pour en connaître les réactions. Vous cherchez à savoir ce qui me fait réagir, ce qui me fait souffrir…

Vous attendez que je Vous supplie de retirer les pinces. Vous me le demandez : «  Si cela devient intolérable, supplie-moi de les retirer. »

J’entends Vos pas sur le sol, Vos aller-retours, le temps me semble long ; La douleur est lancinante, indéfinissable, j’essaie de me concentrer sur une douleur à la fois pour ne pas ressentir les autres. Je finis par ne plus sentir que le pincement de mes seins. Cette partie de mon corps est si sensible.

Je n’arrive pas à savoir combien de temps j’ai tenu, cela m’a paru si long, mais il fut si bon aussi de sentir votre regard me dominer, Mon Maître, de retenir la douleur pour Vous faire honneur, Mon Maître. Mais j’ai fini par abdiquer, je Vous ai supplié de bien vouloir avoir l’indulgence de me retirer les pinces, Mon Maître. Et Vous l’avez fait avec une telle délicatesse, Mon Maître, prenant soin que ma peau se décolle de la pince avant de la tirer. Guettant chaque réaction de mon corps sous Vos gestes. Vous m’avez ôté les pinces une à une.

Merci , Mon Maître, de prendre tant soin de moi.

Par agnès - Publié dans : Correspondances
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